Le groupe de travail

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ence de données de prix pour les PME non cotées en France

Pour les sociétés offrant au public leurs titres financiers, on dispose de données permanentes de prix qui serviront à déterminer leur valeur. La bourse est en quelque sorte pour elles un observatoire permanent.

Pour les sociétés non cotées, PME/PMI et Etablissements de Taille Intermédiaire, il n’y a pas d’équivalent et l’on ne dispose d’aucun repère sur la valeur de ces entreprises.

La Compagnie des Conseils et Experts Financiers (CCEF) annonce la création d’un « observatoire de la valeur des entreprises non cotées en France », suite à l’étude qui lui a été remise par le groupe de travail constitué à cet effet, composé de quatre experts financiers qu’elle a désignés. Ces experts ont fait deux propositions que la CCEF entend bien mettre en œuvre dès 2017.

Proposition de taux d’actualisation et de multiples de valorisation des PME en France

La première proposition est d’apporter une aide aux professionnels financiers qui valorisent des entreprises en ayant recours aux cash-flows prévisionnels. Comme il s’agit de prévisions, il est nécessaire d’actualiser les cash-flows futurs pour prendre en compte ce que l’on appelle : « le prix du temps ».

Quel taux d’actualisation retenir pour ces entreprises, alors qu’il n’existe pas de référentiel adapté observable sur le marché ?

Partant de données réelles de marché, les experts de la CCEF fournissent dans leur étude une méthodologie qui permet de calculer, en fonction :

- du secteur d’activité (l’économie Française a été scindée en 17 secteurs d’activité),

- de la taille de l’entreprise (mesurée par son niveau de Marge Brute d’Exploitation)…

.. les taux qu’il convient d’appliquer pour actualiser les cash-flows futurs.

Pour parvenir à ce résultat, les experts de la CCEF ont mesuré, grâce aux données de marché, le lien qui existe entre la taille d’une entreprise et le risque associé à ce critère, partant du postulat qu’une petite entreprise est a priori plus vulnérable aux aléas du marché (par une moindre diversification de sa clientèle et par un moindre accès aux marchés internationaux) qu’une grande entreprise. Ce risque de taille, les experts l’ont traduit par un taux additionnel qui vient accroître le taux d’actualisation et donc impacter négativement la valeur des entreprises.

Cette donnée stratégique ainsi mesurée, le taux d’actualisation, traduit deux risques essentiels qui sont caractéristiques de la PME, son ADN en quelque sorte :

- le risque lié au caractère non-négociable des titres d’une entreprise qui par nature, n’a pas accès au marché financier. Cette non-négociabilité a été mesurée,

- le risque lié à la taille : plus l’entreprise est de taille importante, plus ce taux a tendance à diminuer et inversement.

Le taux d’actualisation ajusté appliqué à chacun des cash-flows futurs, donne la valeur du portefeuille des actifs (y compris incorporels) de la PME.

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